Nos p’tits ateliers sur les compétences psychosociales

Vous savez, parfois, il suffit d’un petit groupe de personnes motivées pour secouer les lignes. C’est un peu l’histoire de Patapon95, une association née en avril, portée par une poignée de bénévoles, des psychologues, Brigitte, moi, et quelques soutiens précieux. Mais pourquoi se lancer dans cette aventure ? Parce que l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences de genre, ce n’est pas juste un slogan. C’est une urgence, une nécessité, et, franchement, un combat du quotidien.

Monter une association, c’est tout sauf un long fleuve tranquille

Créer Patapon95, ça n’a pas été une promenade de santé. D’abord, il a fallu s’attaquer à la paperasse : la fameuse structure juridique, les statuts, les démarches administratives. Ensuite, il a fallu rassembler une équipe. Aujourd’hui, on compte huit psychologues engagés, Brigitte, moi, et deux adhérents qui croient en notre projet. Ça fait déjà une belle équipe, non ?

Mais derrière les sourires et l’enthousiasme, il y a la réalité : tout coûte. L’assurance responsabilité civile, le site web, les cartes de visite, les flyers pour les forums, le stock de papier… Même un tampon encreur, ça finit par peser sur le budget. Et puis, il y a la gestion : quand on commence à avoir du monde, il faut suivre les interventions, les bénévoles, les activités. J’ai donc développé un logiciel maison, aidé par une IA (oui, on vit avec son temps !), que je mets d’ailleurs à disposition gratuitement pour d’autres associations via une licence Creative Commons. C’est ma petite pierre à l’édifice.

L’indépendance, c’est pas juste un mot

Vous vous demandez peut-être pourquoi on ne court pas après les subventions publiques. Honnêtement, c’est tentant, mais c’est risqué. S’appuyer sur des financements institutionnels, c’est aussi s’exposer à des ruptures brutales, surtout quand le climat politique change. Regardez le CIDFF du 60, mis en liquidation judiciaire malgré des financements solides. Ou ces départements qui coupent tout du jour au lendemain. Franchement, ça refroidit.

Alors, on préfère miser sur le mécénat de compétences : des entreprises qui pourraient nous prêter main-forte, des psychologues, des secrétaires, qui sait ? Et puis, on réfléchit à d’autres formes de financement, comme la contribution volontaire lors de nos ateliers. Pas question de faire payer les victimes, c’est évident. Mais pour les autres actions, on propose un prix plancher, et chacun donne ce qu’il peut ou veut.

Concrètement, on fait quoi ?

Notre cœur de mission, c’est d’accompagner les victimes de violences de genre. On a créé une fiche d’orientation pour que nos partenaires puissent nous adresser les personnes concernées. Mais on ne s’arrête pas là. On veut aussi agir en amont, prévenir, sensibiliser, former.

C’est là qu’entrent en scène nos ateliers de compétences psychosociales. Trois journées, trois thèmes, trois façons d’agir pour déconstruire les stéréotypes, apprendre à gérer ses émotions, restaurer le lien social, et, au fond, avancer vers plus d’égalité.

Les ateliers : émotions, lien social, pensée critique… et café !

Alors, comment ça se passe ? Trois ateliers indépendants, mais complémentaires :

  • Atelier 1 : Les compétences émotionnelles
    Gérer ses émotions pour prévenir les violences et s’affirmer. Parce que, soyons honnêtes, on n’apprend pas à l’école à dire non, à poser ses limites, à reconnaître ce qui nous blesse.
  • Atelier 2 : Les compétences sociales
    Restaurer le lien, développer l’empathie, communiquer sans violence. On parle beaucoup d’empathie, mais concrètement, comment on fait ? Comment on écoute, comment on se fait entendre sans crier ?
  • Atelier 3 : Les compétences cognitives
    Déconstruire les stéréotypes, faire des choix éclairés. Penser par soi-même, c’est pas inné. On a tous des automatismes, des idées reçues. Ici, on apprend à les repérer, à les questionner.

Pour animer tout ça, on s’appuie sur nos expériences : thérapie d’acceptation et d’engagement, pleine conscience (MBCT), PNL, hypnose légère, coaching… On mélange les approches, on s’adapte, on fait du sur-mesure. Et puis, on n’oublie pas les pauses café, les petits gâteaux (parfois maison, parfois industriels, on ne va pas mentir), et le repas tiré du sac. C’est convivial, c’est simple, c’est humain.

Organisation pratique : tout ce qu’il faut savoir

Chaque atelier dure une journée, de 9h à 17h30, avec deux pauses de 15 minutes et une grande pause déjeuner. Le repas, chacun l’amène, mais le café et le thé, c’est pour nous. Les ateliers se déroulent à Saint-Prix, l’adresse exacte sera confirmée selon le nombre de participants (6 à 8 maximum par session, pour garder une ambiance chaleureuse et efficace).

Deux sessions sont prévues pour chaque atelier : une en semaine, une le samedi, pour que tout le monde puisse trouver son créneau. Les inscriptions se font sur HelloAsso, contribution volontaire à partir de 15 € la journée. Et si vous voulez amener des petits gâteaux, on ne dira jamais non !

Pourquoi on s’accroche ?

Vous savez quoi ? Parfois, on se demande si ça vaut le coup. Quand on voit que certains sont payés pour faire ce qu’on fait bénévolement, quand on met la main à la poche chaque année, on doute. Mais on tient, parce qu’on croit à ce qu’on fait. Parce que chaque personne accompagnée, chaque stéréotype déconstruit, chaque moment de partage, c’est une victoire.

On ne cherche pas la reconnaissance, ni la gloire. On veut juste que Patapon95 vive, que l’association puisse continuer à exister, à proposer ces ateliers, à accompagner celles et ceux qui en ont besoin. Et pour ça, on a besoin de vous. Pas pour nous, mais pour l’association, pour les victimes, pour l’égalité.

Infos pratiques et mot de la fin

Vous trouverez ci-dessous le calendrier détaillé des ateliers, le programme de chaque journée, et le lien pour vous inscrire sur HelloAsso. Si vous avez des questions, si vous voulez en savoir plus, si vous hésitez, écrivez-moi : pierre@patapon95.fr.

Le 11 juillet, c’est bientôt. On espère vous voir nombreux, motivés, curieux, engagés. Parce que, franchement, lutter contre les violences de genre et avancer vers l’égalité, ça se fait ensemble. Et parfois, ça commence autour d’un café, d’un gâteau, et d’une bonne discussion.


Calendrier des ateliers :

Lieu : Saint-Prix (adresse précisée à l’inscription)
Participants : 6 à 8 par atelier
Prix : contribution volontaire à partir de 15 € la journée
Contact : pierre@patapon.95.fr


Vous hésitez ? Venez, essayez, discutez. L’égalité, ça se construit, un atelier, une rencontre, une parole à la fois. Contactez-nous


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