Couple : et si on faisait le point, juste pour soi ?

Dans la vie à deux, il y a ces jours où tout semble couler de source, où l’on rit pour un rien, où l’on se sent léger comme une plume. Et puis, parfois, sans qu’on sache trop pourquoi, le ciel se couvre. On se surprend à surveiller ses mots, à peser chaque phrase, à marcher sur des œufs dans son propre salon. Ce n’est pas toujours spectaculaire, il n’y a pas forcément de cris, ni de portes qui claquent. Mais il y a ce petit quelque chose qui pèse, qui ronge, qui fait douter.

On se dit alors que c’est sûrement le boulot, la fatigue, ou ce fichu caractère un peu trop entier. On se rassure : “Ce n’est pas si grave, il y a pire ailleurs.” Mais, honnêtement, pourquoi faudrait-il attendre que tout explose pour s’autoriser à se poser des questions ? Le malaise, même diffus, est un signal. Un signal que le corps et l’esprit envoient, parfois timidement, parfois avec insistance. Et il mérite qu’on s’y arrête, juste pour soi, loin du bruit et des injonctions.

C’est dans cet esprit que l’association Patapon95 vous à proposé une démarche toute simple, sans pression, sans jugement, à faire à votre rythme, pour y voir plus clair.

Nous avons proposé dans un article précédent un entretien d’évaluation avec un psychologue suite à un évènement qui s’est produit sur la ville de Saint-Prix il y a quelques jours. Mais…

C’est difficile de faire une démarche pareille pour plusieurs raisons, dont une principale : le déni de situation et l’invisibilité originelle. Si une femme est convaincue que sa relation est simplement « compliquée » ou que son conjoint a « un tempérament difficile », elle ne cliquera jamais sur un test intitulé « Êtes-vous victime de violences ? ». Elle passera devant le Violentomètre sans même le regarder, parce que, pour elle, cela concerne les autres — celles qui reçoivent des coups.

Puisque la victime potentielle est dans l’angle mort de sa propre situation, ce sont souvent les amies, les collègues ou les proches qui s’inquiètent en premier.

La stratégie consiste alors à outiller ceux qui regardent, pour qu’ils sachent comment semer des indices sans braquer. Par exemple, au lieu de dire à une amie « Ton mec est violent », lui dire : « J’ai remarqué que tu t’excuses ou que tu justifies tout le temps ses mauvaises humeurs, tu ne trouves pas ça épuisant à la longue ? ». On déplace le curseur sur son inconfort à elle, qu’elle ne peut pas nier, plutôt que sur la culpabilité du conjoint, qu’elle va chercher à défendre.

En résumé, pour toucher celles qui ne se sentent pas concernées, il faut cesser de labelliser l’entrée publique comme étant de la « violence conjugale » et entrer par la porte de la fatigue, du doute, de la vie quotidienne ou de la santé globale.

Donc la suite de ce message n’est pas pour les personnes victimes de violences mais pour l’entourage. de ces personnes.

Nous avons donc décidé de mettre à, la disposition des proches des outils d’autoévaluation.

Le discours qui suit est à adapter à la personne que vous connaissez et que vous voulez aider.


Un “Kit d’auto-évaluation” à emporter avec soi

Vous savez, parfois, on a juste besoin d’un repère. D’un outil qui mette des mots, ou des couleurs, sur ce qu’on ressent. C’est exactement ce que propose notre kit, pensé pour être à la fois clair, concret et rassurant.

Dans ce document unique, vous trouverez deux outils complémentaires :

  • Le Violentomètre : Une échelle visuelle, toute simple, qui va du vert (tout va bien) à l’orange (attention) puis au rouge (danger). (Le violentomètre) et nous avons adapté ce questionnaire à une version avec case à cocher (en noir et blanc) avec les 3 niveaux indiqués. Il suffit de regarder où se situent les comportements de votre partenaire, sans se mentir, juste pour soi.
  • Le test d’Isabelle Nazare-Aga : Là, ce sont des questions très concrètes, à cocher, pour repérer s’il y a des mécanismes de manipulation ou d’emprise psychologique. Pas de jargon, pas de théorie, juste du vécu.

Ce kit n’est pas là pour juger, ni pour coller une étiquette sur votre couple. C’est un miroir, un outil pour mettre un peu de clarté là où le doute s’est installé. Rien de plus, rien de moins.


Comment remplir ce test en toute tranquillité ?

On ne va pas se mentir : prendre ce temps pour soi, ce n’est pas toujours évident. Il y a la peur d’être surprise, la crainte de “trop réfléchir”, ou tout simplement le manque de temps. Mais, franchement, vous avez le droit de vous accorder ce moment.

Quelques conseils pour que tout se passe en douceur :

  • Choisissez votre moment : Trouvez un endroit où vous serez tranquille. Ça peut être à la pause déjeuner, à la bibliothèque, chez une amie, ou juste quand la maison est vide. L’important, c’est de ne pas être dérangée.
  • Le papier, c’est parfois plus simple : Si vous pouvez, imprimez le test. Prendre un stylo, cocher les cases, ça aide à poser les choses. Et puis, une fois terminé, vous décidez : vous le gardez, ou vous le détruisez si vous préférez rester discrète.
  • Sur écran ? Pas de souci : Pensez juste à fermer l’onglet ou à effacer l’historique si vous partagez votre appareil. C’est un petit geste, mais ça peut éviter bien des tracas.

Et puis, si jamais vous sentez que l’émotion monte, que ça secoue un peu, c’est normal. Prendre conscience, ça bouscule parfois. Mais c’est aussi le début de quelque chose.


Et après ? Vous n’êtes pas seule

Remplir ce questionnaire, ça peut faire du bien. On se sent soulagée, on met des mots sur ce qu’on ressentait confusément. Mais, parfois, ça soulève aussi plein de questions, de doutes, voire de la tristesse ou de la colère. C’est humain.

Ce qu’il faut retenir, c’est que les résultats de ce test, ils vous appartiennent. Personne ne va vous dire quoi faire, ni vous juger. Mais si, en lisant vos réponses, vous sentez que vous avez besoin d’en parler, de comprendre, ou juste d’être écoutée, sachez que Patapon95 est là.

Nous proposons, à celles qui le souhaitent, un entretien gratuit et confidentiel avec un psychologue. Pas de pression, pas de verdict. Juste un espace pour déposer ce qui pèse, à votre rythme, quand vous serez prête.

  • Pour nous contacter discrètement : Un simple message à contact@patapon95.fr ou via notre formulaire en ligne.
    Et surtout, n’hésitez pas à préciser vos consignes de sécurité (par exemple : “ne m’appelez que le jeudi matin” ou “pas de message vocal”, c’est vous qui décidez). Nous suivrons vos consignes pour prendre un RDV avec vous en visio.

Prenez soin de vous. Le doute, c’est déjà le début de la clarté. Et, vous savez quoi ? Vous méritez une relation où le respect et la sérénité ne sont pas des options, mais la base. Rien que pour vous.

Vous avez maintenant de quoi aider vos proches… Vous voulez plus d’outils ? Contactez directement Patapon95 et demandez à Brigitte de prendre RDV avec vous..


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